Pour organiser les différentes étapes de mon tour de Suisse à vélo, j’ai commencé par utiliser le site SuisseMobile. Ce site m’a permis de me faire une première idée de la distance, de la difficulté du parcours et des étapes possibles. Il m’a aussi aidé à mieux visualiser ce qui m’attendait avant le départ.

Après cette planification, j’en ai discuté avec mon père. Son aide a été très importante, car il avait lui-même déjà effectué plusieurs grands tours à vélo. Grâce à ses conseils, j’ai pu choisir des routes plus sécurisées et mieux adaptées au cyclisme.

Objectif de l’itinéraire

Créer un itinéraire réaliste, avec environ 90 kilomètres par jour, tout en gardant un parcours intéressant et sécurisé.

Il a aussi fallu tenir compte des campings. Chaque étape devait se terminer dans un endroit où je pouvais dormir. La proximité des logements a donc influencé la longueur de certaines journées.

Liechtenstein, 6 juillet 2023 – © Nicolas Arrigoni
Canva, 2023. Modèles gratuits. Canva [en ligne].

Dans ma vision, un tour à vélo devait former une vraie boucle. C’est pour cela que j’ai choisi de passer par les cantons extérieurs de la Suisse. Ce choix me permettait de faire un tour complet du pays, mais aussi de découvrir des régions dans lesquelles je n’étais jamais allé auparavant.

Mon trajet est passé par plusieurs cantons suisses, mais aussi par des pays voisins. J’ai donc traversé ou longé la France, le Liechtenstein et l’Allemagne. Cette dimension rendait le voyage encore plus intéressant, car je ne découvrais pas seulement la Suisse, mais aussi ses frontières et ses liens avec les pays voisins.

Au départ, j’avais pensé commencer par le canton de Fribourg et finir par le sud de la Suisse. Mais en analysant les cols et les difficultés, j’ai compris que les étapes les plus dures seraient alors placées à la fin du voyage. J’ai donc préféré commencer par les cols, quand j’étais encore frais physiquement et mentalement.

Comme ce voyage représentait un effort physique intense, j’ai dû prévoir une préparation adaptée. J’étais déjà plutôt sportif, mais le cyclisme n’était pas un sport que je pratiquais souvent. Il fallait donc habituer mon corps à rester longtemps sur un vélo et à enchaîner les kilomètres.

J’ai commencé par faire un trajet aller-retour jusqu’à Nyon. Ensuite, j’ai réalisé quelques cols pour tester mon endurance et mieux comprendre l’effort que demandait ce type de parcours. Ces sorties m’ont aussi permis de tester mon équipement avant le vrai départ.

Objectifs de l’entraînement

Préparer mon corps à l’effort et vérifier que le matériel était adapté au voyage.

En plus du vélo, j’ai continué à pratiquer différents sports et de la course à pied pour travailler mon cardio. Malheureusement, peu avant le départ, je me suis blessé au genou, ce qui a provoqué un enflement du quadriceps. Cette blessure me faisait mal pendant l’effort.

Pour résoudre ce problème, j’ai suivi des séances de physiothérapie. Le but était d’arriver au départ dans les meilleures conditions possibles, même si cette blessure a ajouté un peu d’incertitude avant le voyage.

Dornach, 9 juillet 2023 – © Nicolas Arrigoni
Ilanz, 6 juillet 2023 – © Nicolas Arrigoni

Un effort aussi long demande aussi une bonne organisation au niveau de l’eau et de la nourriture. Je savais que je devais éviter les coups de fatigue et garder assez d’énergie tout au long de la journée.

Sur les conseils de mon père, j’ai prévu deux gourdes d’un litre chacune. Une était placée directement sur le vélo, à portée de main, et l’autre se trouvait dans la sacoche. Il m’avait averti qu’il n’y aurait pas toujours assez de fontaines sur les parcours cyclables. Il fallait donc anticiper.

Pour la nourriture, je me suis renseigné auprès de mon oncle, qui est un grand sportif et qui avait déjà fait plusieurs tours à vélo. Il m’a conseillé d’éviter la viande à midi afin de ne pas avoir de lourdeurs d’estomac pendant l’effort.

J’ai donc privilégié des repas légers, comme des salades, des sandwichs, des pâtes ou des plats chauds à l’emporter. Mon rythme était assez simple : trois repas par jour, avec une ou deux barres de céréales en complément.

Cette phase de préparation m’a montré qu’un voyage à vélo ne s’improvise pas totalement. Même si l’aventure garde toujours une part d’inconnu, il faut réfléchir à beaucoup de détails avant de partir : les routes, les logements, l’eau, la nourriture, le matériel et la condition physique.

Elle m’a aussi permis de mieux comprendre l’importance de l’autonomie. Une fois sur la route, il faut pouvoir se débrouiller, gérer les imprévus et prendre les bonnes décisions. Cette préparation m’a donc donné plus de confiance avant de commencer mon tour de Suisse.

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