Une aventure planifiée… mais pas toujours prévisible
C’est avec beaucoup d’enthousiasme que j’ai commencé cette aventure à vélo. Tout avait été préparé selon un itinéraire précis, avec des étapes d’environ 100 kilomètres par jour. J’ai d’abord longé le lac Léman jusqu’à Aigle, où j’ai passé ma première nuit en camping.
Dans l’ensemble, j’ai respecté le parcours prévu. La seule grande exception a eu lieu à la fin du voyage, lorsque de violents orages m’ont obligé à m’arrêter une nuit supplémentaire à L’Isle. Par sécurité, j’ai alors choisi de dormir à l’hôtel plutôt qu’au camping.

Jour 1 – Meyrin → Aigle
Le voyage commence avec l’excitation du départ. Cette première étape longe le lac Léman et permet d’entrer progressivement dans le rythme du tour. Après cette longue journée, la première nuit en camping marque vraiment le début de l’aventure.
Jour 2 — Aigle → Brig
Cette journée traverse le Valais sous le soleil. Les paysages deviennent plus alpins et les distances commencent à peser. C’est une étape importante pour comprendre que ce voyage ne sera pas seulement beau, mais aussi exigeant.


Jour 3 — Brig → Airolo
Cette étape a été l’une des plus dures du voyage, notamment avec la montée du Nufenen, le plus haut col de Suisse. Arrivé au sommet à 20h30, épuisé et dans le froid, il me restait encore 24 kilomètres de descente. Heureusement, un couple rencontré sur place m’a proposé de me descendre jusqu’à Airolo.
Jour 4 — Airolo → Disentis
Même si cette étape était plus courte, elle restait très intense. Au col de l’Oberalp, j’ai été surpris par la présence d’un phare en pleine montagne. Ce phare symbolise la source du Rhin, située un peu plus haut.


Jour 5 — Disentis → Buchs
Après plusieurs journées difficiles, cette étape donne un vrai sentiment de liberté. Les paysages changent et le voyage continue vers l’est de la Suisse, avec toujours cette impression de découvrir un pays nouveau à chaque journée.
Jour 6 — Buchs → Frauenfeld
L’arrivée à Frauenfeld a été une belle surprise. J’ai découvert que le plus grand festival de rap d’Europe avait lieu au même moment. Après avoir installé ma tente et pris une douche, je suis allé profiter de l’ambiance. C’était une vraie pause dans le voyage.


Jour 7 — Frauenfeld → Laufenburg
Cette étape marque la continuation du voyage vers le nord. Après l’ambiance festive de Frauenfeld, il fallait retrouver le rythme du vélo, malgré la fatigue accumulée et les douleurs qui revenaient.
Jour 8 — Laufenburg → Delémont
À Bâle, mon père m’a rejoint pour les derniers 260 kilomètres. Après une semaine en solitaire, sa présence m’a fait beaucoup de bien. Son enthousiasme m’a redonné de l’énergie et a rendu la fin du voyage plus agréable.


Jour 9 — Delémont → Cudrefin
Cette journée traverse des paysages variés, entre Jura, campagne et retour vers les lacs. Malgré les kilomètres déjà accumulés, la motivation reste forte car la fin du tour approche.
Jour 10 — Cudrefin → L’Isle
Cette étape devait être l’une des dernières, mais la météo a changé les plans. De violents orages m’ont obligé à m’arrêter à L’Isle pour une nuit supplémentaire. Par sécurité, j’ai choisi de dormir à l’hôtel.


Jour 11 — L’Isle → Meyrin
Dernière étape du voyage. Le retour vers Meyrin marque la fin de plus de 1’000 kilomètres parcourus. C’est un mélange de fatigue, de soulagement et surtout de fierté d’avoir terminé ce défi.
Des conditions météo difficiles
La météo a parfois rendu le voyage plus compliqué. J’ai d’abord dû affronter le vent et la pluie vers le Tessin, puis une forte canicule atteignant 38 degrés dans le nord de la Suisse. Enfin, les violents orages de L’Isle ont modifié la fin de mon itinéraire.
Les paysages et les lieux marquants
Les paysages ont été l’un des plus grands points forts du voyage. J’ai particulièrement aimé les chemins qui longeaient les lacs, comme au Gothard ou à Neuchâtel. Les montagnes m’ont aussi beaucoup impressionné : depuis le bas, je me sentais parfois tout petit face à elles.
J’ai également découvert plusieurs monuments et villes marquantes, comme le château de Chillon, le château de Tourbillon visible depuis Sion, le temple d’Yverdon ou encore le centre-ville de Coire.
“Les plus beaux paysages se méritent.”
Les rencontres
Les rencontres ont aussi donné beaucoup de valeur à mon voyage. Dans les campings, j’ai souvent discuté avec d’autres cyclistes, parfois à vélo électrique. Beaucoup étaient surpris par mon jeune âge et admiratifs de me voir faire le tour de Suisse seul.
Les moments de pause ont aussi été importants. Des habitants m’ont aidé à retrouver mon chemin ou à régler de petits problèmes sur mon vélo. Le couple rencontré au Nufenen reste une rencontre très marquante, car leur aide m’a permis de finir cette journée difficile.
